Les jardins du château

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La genèse des jardins

Avant notre arrivée en l’an 2000, il n’y avait rien ou presque ! Seulement le petit parc de tilleuls centenaires en contrebas du château et quelques fruitiers plantés peu de temps auparavant.

 

 

Le Château de la Motte sans jardins en 2001

 

Quel plaisir que se trouver face à une grande page blanche devant laquelle il est possible de rêver  et d’imaginer un « opus » en plusieurs chapitres !


Le Lycée agricole et horticole de Thuré a bien voulu participer à cette œuvre, d’une part en nous proposant un avant-projet et  ensuite un vrai projet que nous avons partagé. Les professeurs techniques, Bertrand Jean-michel et Ménager Richard ont mis à contribution leurs élèves en formation Bac Professionnel Travaux Paysagers avec pelles et pioches pour réaliser cette  première phase entre 2001 et 2004.

 

 

Quelques reconnaissances du terrain nous ont permis de découvrir de nombreuses plantes indigènes, certaines comestibles comme le panais sauvage, l’origan, la bardane, … mais également d’autres moins attirantes comme la jusquiame noire, le gouet tacheté, la ciguë et … les innombrables ronces.

 

 

Jusquiame noire ... utilisée en sorcellerie avec la belladone et la mandragore !

 

Tour à tour les réalisations ont porté sur

-          L’aire de détente avec les végétaux de la piscine

-          Le « Petit bois » d’essences variées

-          Le verger d’en-haut avec pommiers, poiriers, néflier, cognassier, amandiers, ….

-          L’espace « technique », harmonieusement caché par des arbustes variés

-          Le jardinet privatif de la Maison d’hôtes de la Ferme

 

 

Pavots apportés par les oiseaux - Hortus Conclusus

 

En 2004, Jean-Marie est arrivé au château à plein temps et nous avons entamé la seconde phase d’aménagement des jardins avec un jardinet de petites baies : mûres, framboises, casseilles, groseilles à maquereaux, aronia, …

Mais surtout avec la création de deux éléments majeurs :

-          Le jardin de plantes vivrières nommé le Jardin de Lumière et

-          Le jardin d’inspiration médiévale, nommé Hortus Conclusus (Jardin clos)

Ces jardins ont été, par la suite, agrémenté de deux constructions de bois :

-          une longue pergola pour apporter  un ombrage de plantes grimpantes et pour amener les cucurbitacées à bâtir un mur végétal temporaire,

-           ainsi qu’un abri sous forme d’un kiosque pour se reposer ou exposer des informations sur les divers végétaux.

 

Cyclamens sous les tilleuls centenaires

 

L’Hortus Conclusus

L’idée première était de profiter de la rare zone d’ombre portée par le Château sur sa façade nord afin que nos hôtes puissent  bénéficier d’un peu de  fraîcheur en été, aussi bien pour acclimater certaines plantes d’ombre.

 

 

Le coeur de l'Hortus Conclusus ou jardin clos

 

Il n’y a pas eu de « pose d’une  première pierre », mais la plantation des premiers arbustes, sous forme de charmilles, mises en terre par les élèves de l’Ecole d’Usseau avec l’aide financière du Conseil Général de la Vienne en 2006 pour le programme « un enfant, un arbre ». Ces plantations constituèrent l’enceinte extérieure du jardin clos, la seconde enceinte a été réalisée par une épaisse haie d’ifs. Seize carrés entourés de plessis contiennent en priorité les espèces vivaces et annuelles de l’époque : herbes fraîches, herbes aromatiques et condimentaires, herbes médicinales et certains petits fruits oubliés aujourd’hui. Les espèces toxiques employées pour la magie et la sorcellerie sont éloignées de ce petit Eden centré sur sa fontaine, également d’inspiration médiévale.

 

 

Le Jardin de Lumière

Cet espace ordonné, de trente deux carrés de 4,8 m de côté, se veut une collection d’espèces annuelles pour une utilisation vivrière, non seulement nourricière mais aussi textile et tinctoriale. Vous y trouverez, bien évidemment, de nombreux légumes oubliés, mais également certaines espèces plus « exotiques » mais pas forcément bien connues. Notre base est le Moyen-âge sans omettre un regard sur le présent et l’avenir. Ailleurs, bien sûr, nous n’avons point omis les nombreuses espèces florales vivaces et annuelles constituant un « bouquetier » pour le plaisir de nos hôtes et de nos visiteurs. La table d’hôtes et les chambres sont souvent décorées de jolis bouquets.

 

 

Vue du chemin de ronde : le jardin suspendu (l'ancienne motte féodale) et plus loin, un niveau plus bas encore, le Jardin de lumière

 

L’esprit de nos jardins

En dehors de l’aspect esthétique et un peu hétéroclite de nos jardins de « collection » pour le plaisir des yeux de nos hôtes, de nos visiteurs et de nous-mêmes, l’aspect fonctionnel est capital : nous nourrissons nos hôtes à la Table d’hôtes du Château de la Motte avec les produits du Jardin de Lumière à la belle saison, c’est-à-dire, essentiellement de juillet à novembre.

 

 

Quelques "carrés" du Jardin de lumière

 

Au plaisir des yeux est ajouté le plaisir des papilles (le goût) et aussi le plaisir olfactif des senteurs et arômes de toutes sortes.

Et puis encore nous pouvons utiliser de très nombreuses plantes pour leurs propriétés phytothérapiques. Sur les 55 plantes reconnues et citées comme ayant une efficacité médicalement prouvée , 32 sont présentes dans nos jardins (Le Point, mai 2013)

 

 

Ah ! Surtout n’oublions pas le « jardin suspendu », le centre de cet ensemble médiéval, la motte féodale que nous pouvons appeler haute-cour. Perchée 10 m au-dessus du relief environnant, protégée par des murailles centenaires, c’est un lieu unique et intime à l’abri des regards. Du haut de la motte « mille ans vous contemplent » !

 

 

Le jardin suspendu sur la motte féodale ou haute-cour

 

Mais ce n’est pas tout, cultivons aussi notre jardin au sens figuré. La botanique est un sujet

passionnant pour l’intellect et les connaissances scientifiques. En pénétrant ce monde végétal on ne peut que s’émerveiller des stratégies que crée le monde végétal pour se reproduire, se protéger, communiquer entre espèces.

« Cultivons notre jardin » dans tous les sens du terme !

 

 

Et voici le Château de la Motte et ses jardins 10 ans plus tard !

Derrière le Chateau, l'Hortus Conclusus caché et à droite du pavillon le Jardin de lumière

 

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Quelques citations puisées en Australie au Jardin botanique de Sydney et traduites de l’anglais

-          « …. Dans les jardins, la beauté est un sous-produit. Ce qui s’y passe vraiment n’est que sexe et mort… »                                                                                                 Sam Llewelyn.

-          « Nous venons de la terre, nous retournons à la terre et, entre deux, nous jardinons. »

Auteur inconnu

-          « Si vous ne tuez pas de plantes, vous ne faites pas ce qu’il faut pour être un véritable jardinier. »

J.C. Raulston

 

 

 


Récoltes d'automne

 

Parking  visiteurs et pour célébrations ou réunions: un grand parking de 50 voitures à l'entrée de la propriété.